dimanche 30 décembre 2007
samedi 29 décembre 2007
Groupe Partouche : la prime spéculative est partie en fumée
Cette fuite des investisseurs doit beaucoup aux évolutions règlementaires qui n'épargnent pas les casinos de jeux depuis l'an dernier. Comme l'ensemble des bars, restaurants ou discothèques, Groupe Partouche va devoir composer dans quelques jours avec l'application au 1er janvier 2008 de l'interdiction de fumer au sein des casinos de jeux. Les traditionnelles animations du jour de l'an dans les établissements de jeux, journée toujours faste pour les bandits manchots, risquent même d'être boudées par les fumeurs invétérés lundi prochain par peur de ne pouvoir "s'en griller une petite" pour accompagner la coupe de champagne des 12 coups de minuit.
Quand on observe la population de fumeurs très représentée dans les casinos de jeux, on peut en effet craindre que cette interdiction n'ait des répercussions sur la fréquentation dans les établissements. En effet, les joueurs qui ont déjà dû se plier aux contrôles d'identité rendus obligatoire à l'entrée des casinos, n'aiment pas qu'on bouleverse leurs habitudes, ce qui s'est déjà vérifié à l'étranger avec des baisses de fréquentation de l'ordre de 10%. Les joueurs ont toutefois été sensibilisés depuis plusieurs mois à cette évolution des comportements qui partage encore certaines opinions.
Le cours de bourse de Groupe Partouche fait en tout cas ressortir une profonde décote par rapport aux offres de rachat reçues aux cours des dernières années par la famille Partouche. Fin 2006, l'offre de 21,5 Euros proposée par Michel Ohayon avait été déclinée. En 2004, les Partouche avaient refusé les 18 Euros par action mis sur la table par les fonds d'investissements Permira et Cinven.
David Benyamine de retour sur Full Tilt Poker
Effectivement, il y a un mois de cela, David Benyamine avait annoncé qu'il allait arrêter de jouer sur Full Tilt Poker suite à une série de « bad run ». Il se disait même perdant de plus de 6,5 millions de dollars. Benyamine a bien tenu sa promesse pendant plus d'un mois, avant de revenir pendant les fêtes de Noël.
Son retour a eu lieu le 23 décembre 2007 au petit matin. Il s'est alors assis à une table de 100$/200$ Hold'em No Limit, une table de 200$/400$ Omaha Pot Limit et à une table de H.O.R.S.E 1000$/2000$. La pauvreté des tournois aux Etats Unis et à Las Vegas en particulier en cette période de fête a dû jouer dans la balance et ainsi inciter Benyamine à revenir jouer online.
Depuis ce jour, on peut observer les prouesses de Benyamine tous les matins sur Full Tilt Poker. D'ailleurs, nous pouvions le retrouver ce matin à une table de Omaha Hi/Lo Pot Limit 1000$/2000$ mais aucun adversaire n'a encore osé s'assoir à sa table. Les hautes limites auxquelles il joue et la réputation du français doit en dissuader plus d'un.
Espérons que son retour s'inscrive dans la durée car les tables de high stakes sur Full Tilt manquaient cruellement de joueurs depuis le départ du Français.
Source: Pokernews.com
le NBC Heads-Up Poker Championship est annoncé
Doyle Brunson, Barry Greenstein, Johnny Chan, Phil Ivey, Antonio Esfandiari, Erick Lindgren et Gavin Smith seront de la partie, sans oublier le double malheureux finaliste Chris Ferguson, à qui le titre est passé sous le nez en 2005 et 2006. Le vainqueur de l'édition 2007, Paul Wasicka, est convié aux hostilités, tout comme Shannon Elizabeth, cette dernière ayant fait une belle performance en terminant troisième.
Quelques nouveaux visages auront leur place, des joueurs qui ont brillé cette année par leur talent, que ce soit en tournois ou cash game. Nous aurons donc le plaisir d'observer Jonathan Little, Brian Townsend ou encore Jerry Yang.
Toutes les invitations n'ont pour l'instant pas trouvées réponse, mais nous espérons pouvoir vous communiquer la liste complète d'ici peu.
À l'image de 2007, le NBC National Heads-Up Poker Championship se tiendra dans le nightclub du prestigieux Caesars Palace à Las Vegas, le PURE.
Les concurrents auront l'occasion de découvrir le nom de leur adversaire avant tout le monde. L'action commencera le 28 février 2008, et la finale quant à elle se jouera le 2 mars.
Le principe du tournoi est simple : c'est une série de face à face à élimination directe. Pour espérer remporter le titre, les deux finalistes devront batter leur vis-à-vis à six reprises. Plus de détails sur le site officiel.
Source : Pokerworks
mercredi 26 décembre 2007
Clara Morgane rejoint l'équipe de NRJ 12 pour présenter poker academy, une téléréalité autour du poker
| Clara Morgane rejoint l'équipe de NRJ 12 pour présenter poker academy, une téléréalité autour du poker. Réunissant en finale huit garçons et huit filles à Las Vegas (Etats-Unis), elle repose sur un principe simple. «Tout se jouera au poker, même les tours de vaisselle et de préparation des repas», précise sa présentatrice. A la clef pour son gagnant, la modique somme de 200.000 dollars. Mais également pour Clara Morgane, l’occasion de prouver que, même si elle n’est pas «joueuse», elle connaît très bien cette cité du Nevada réputée pour ses casinos. Elle promet «ça va bouger!». Enregistrée en février prochain, l’émission devrait être diffusée au printemps. |
Le budget des Français consacré aux jeux d'argent a doublé en 25 ans
Depuis 1976, date de la création du Loto national, les Français ont été attirés par les jeux de hasard et d'argent", selon un rapport de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) publié vendredi 13 mai, date traditionnellement propice aux jeux de chance. "La part de budget qu'ils y ont consacrée a doublé pour atteindre 0,9 % en 2003", à 7,8 milliards d'euros, soit 130 euros par habitant, un taux comparable à celui des "livres, journaux et périodiques (1 %)", souligne l'institut. "Les dépenses en jeux de loteries, lotos et jeux instantanés se sont fortement accrues", au détriment des formules traditionnelles, comme la Loterie nationale, disparue en 1990, selon l'enquête, qui relève une augmentation de 11,4 % par an en moyenne et en volume sur cette période.
Pour le docteur Marc Valleur, chef de service à l'hôpital Marmottan à Paris, spécialisé dans la dépendance, "on est passé des jeux de rêve à des jeux de sensations". "Au Loto, on s'endort en rêvant à tout ce qu'on fera quand on sera milliardaire". En revanche, les jeux de courses, de loto ou de casino à résultat immédiat sont "l'équivalent quotidien et banalisé du saut à l'élastique", ajoute-t-il.
CROISSANCE FULGURANTE ET DÉPENDANCE
Parallèlement, les machines à sous, autorisées dans les casinos depuis 1988, ont connu une "croissance fulgurante de 36,8 % par an en moyenne et en volume", indique l'Insee. En 2003, elles représentaient 93 % des dépenses dans les casinos. "Le point de départ, c'est l'autorisation des machines à sous. Les autres opérateurs ont vu le succès foudroyant des machines à sous, et tous les jeux ont été calqués sur ce principe", estime le docteur Valleur.
La responsable de l'association SOS-Joueurs, la psychologue Armelle Achour, insiste également sur les risques d'addiction entraînés par le développement des jeux d'argent. "Le fait de l'immédiateté et le fait surtout qu'il y ait beaucoup plus de jeux sur écran, ça génère des comportements de dépendance beaucoup plus fréquents", qui provoquent des difficultés financières, voire des surendettements, souligne-t-elle.
"La grande majorité de nos appels concernent des gens qui sont pris au jeu et qui sont endettés à hauteur de 120 000 euros alors qu'ils jouent depuis trois ans, qui ont vendu leur appartement pour payer les dettes de jeu et sont de nouveau endettés", raconte-t-elle. "Il y a des gens qui jouent 40 ou 50 euros par jour, mais qui ont le RMI ou le smic", souligne le docteur Valleur.
Mais, contrairement à une idée reçue, les joueurs sont aussi les premiers bénéficiaires des mises : 60 % leur sont distribués par La Française des jeux, 70 % pour les paris sur les courses de chevaux et jusqu'à 85 % dans les casinos, indique l'Insee.
Selon le rapport, "les Français ne sont pas les plus grands joueurs d'Europe. Ils se situent même légèrement en dessous de la moyenne de l'Europe des 25, qui atteint 1 % [du budget des ménages] en 2003".
Source : Lemonde.fr
vendredi 21 décembre 2007
TUNISIE : 1997-2007, dix ans de casinos.
Un bilan décevant :
C’est le 9 Octobre 1997 que le Groupe Lucien Barrière ouvre le premier casino de Tunisie dans le complexe hôtelier des Orangers, à Hammamet. En mai 1998, une soirée d’inauguration réunissant les plus grandes stars du show-business laisse présager un avenir florissant.
Quatre autres casinos empruntent le chemin tracé et ouvrent peu de temps après. Le Pasino à Djerba du Groupe Partouche, le Casino Caraïbes à Sousse, le Stardust à El Kantaoui et le Cleopatra à Hammamet. Pour des raisons administratives ces trois derniers établissements fermeront leurs portes après seulement un an d’exploitation.
En pleine restructuration, le Groupe Lucien Barrière cédera son établissement en 2000 à un Groupe italien « Les Grands Casinos de Tunisie ». Ce groupe, filiale de Astro Tourism, nourrit de réelles ambitions en matière de développement et projette d’ouvrir cinq nouveaux pôles de jeux, en cinq ans. Il inaugure le Casino Yasmine, à Hammamet, en 2003 et construit le casino d’El Kantaoui.
Une enquête de l’Office National du Tourisme Tunisien, l'ONTT, mettra à jour des manquements graves dans la gestion du groupe et les conclusions furent suffisamment alarmantes pour décider le Ministre de l’Intérieur à fermer en urgence, l’ensemble des établissements, en 2006 et 2007. Conjointement, un administrateur du Grand Casino d’Hammamet, remercié par le Groupe italien, ouvrira à l’intérieur de Carthageland à Hammamet Sud un Casino « La Medina », le 9 avril 2004.
Deux Groupes, qualifiés de russes par les autorités, se sont positionnés pour la reprise des deux établissements d’Hammamet. A ce jour sans succès. En ce mois de décembre 2007 deux casinos restent en activité en Tunisie, le Pasino à Djerba du Groupe Partouche et la Medina, à Hammamet dirigée par Raymond Matar.
Dix ans de tergiversation et de galère pour une activité qui avait l’ambition de participer au développement du tourisme tunisien. Est-elle irrémédiablement condamnée ?
Des perspectives encourageantes :
La Tunisie bénéficie d’une stabilité politique incontestable, due à un régime vigilant face à une éventuelle menace de groupes se réclamant de l’Islam. Elle a été l’un des premiers pays à saisir le phénomène terroriste dans toutes ces dimensions.
Sa croissance économique et son rayonnement international sont enfin reconnus par les investisseurs, et des projets pharaoniques sont signés chaque jour, aussi bien à Tunis, à Sousse, à Djerba, qu’à Tozeur.
« The city of the century », financée par Dubaï Holding, menée sur quinze ans, va faire émerger sur les berges du Lac Sud de Tunis, une cité futuriste, avec des quartiers résidentiels, des complexes hôteliers luxueux, des bâtiments pluridisciplinaires et des quais pouvant accueillir les plus grands yachts. Sama Dubaïa confèrera ainsi à Tunis, une dimension internationale et constituera un atout majeur pour les générations futures.
Les autorités tunisiennes déploient actuellement des efforts considérables pour accompagner le démarrage de grands projets dans la capitale mais aussi dans tout le pays. Ces chantiers seront réalisés, selon le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, dans les délais impartis afin de ne pas perturber les objectifs du XIème plan de développement du pays, 2007- 2011.
De plus, l’économie tunisienne s’apprête à vivre un tournant de son histoire. À compter du 1er janvier 2008, le démantèlement total des droits de douane pour les produits industriels, prévu par l’accord d’association signé en 1995 avec l’Union européenne, sera effectif. De ce fait, la Tunisie sera le premier pays à intégrer une zone de libre-échange avec l’UE, son premier partenaire économique.
Afin de mieux accueillir les investisseurs étrangers, le Ministère du développement et de la coopération internationale a mis en place une agence de promotion de l’investissement extérieur : FIPA-TUNISIA, avec des bureaux à Paris, Bruxelles, Londres et Milan.
Cette conjoncture économique favorable peut-elle profiter aux casinos ?
Mis à part les Groupes Barrière et Partouche en 1997, aucun groupe sérieux, structuré et solide financièrement, n’a postulé pour se positionner sur ce secteur d’activité en Tunisie. Le Groupe Lucien Barrière, pour des raisons de stratégie, s’est recentré sur d’autres marchés et le Groupe Partouche continue à exploiter, sans problème, son établissement de Djerba depuis son ouverture. Les groupes de circonstance, souvent mal intentionnés, ont déserté le territoire et tout devient possible.
Avant l’arrivée des capitaux arabes, israéliens, chinois et indiens qui pourraient investir ce secteur d’ici peu, il y a incontestablement une place à prendre.
Le premier groupe européen sérieux qui ouvrira en Tunisie un vrai casino avec une volonté de pérenniser l’entreprise pourrait rafler la mise. Fort d’un premier succès, il obtiendra d’autres licences de jeux et se positionnera en leader de l’activité ludique.
Deux possibilités pour acquérir un Casino : louer un espace existant dans un complexe hôtelier ou acquérir un hôtel et y adjoindre une autorisation de jeu. La seconde solution est plus efficace car elle règle définitivement le problème entre le foncier et le fonds de commerce, souvent favorable, dans la jurisprudence tunisienne, au propriétaire des murs. Elle règle aussi l’irréalisme des exigences affichées en matière de location, par les propriétaires de murs hôteliers, étranglés par des remboursements de prêts largement accordés par les organismes bancaires.
La politique des Casinos sur ces dix dernières années a échoué, par amateurisme et laxisme. L’échec est partagé entre les opérateurs et les autorités de tutelle. La Réglementation des jeux tunisienne, qu’il faudra bien un jour finaliser, offre pourtant de nombreuses possibilités.
Les « Slot Machines » n’ont pas à ce jour fait l’objet d’un encadrement indispensable et la prolifération d’appareils obsolètes est suspecte. Ainsi, il parait opportun que l’opérateur- investisseur qui aura la volonté de créer le premier Groupe de Casinos en Tunisie puisse être autorisé a détenir sa propre société de maintenance, par le biais d’une filiale. Cinq à six marques autorisées, avec du matériel neuf, et tout deviendrait plus clair.
Les hôtels et les centres de Thalassothérapie ont réalisé enfin les réhabilitations indispensables et offrent désormais des complexes suréquipés et luxueux. A l’identique du Maroc qui a pris une large avance, la destination Tunisie ne doit plus être bradée.
Pour cela, comme le suggère Ridha Lahmar dans « Réalités », il est souhaitable que les professionnels de l’hôtellerie tunisienne s’unissent face à des tours-opérateurs surpuissants et qu’ils cessent de condamner des velléités de braderie de prix, tout en les pratiquant sous la djellaba. Qu’ils acceptent enfin de mettre en place un code de déontologie.
- le port de El Kantaoui -
Les statistiques du tourisme, arrêtées au 10 octobre 2007, laissent apparaître une stagnation des recettes en dinars constants et des taux d’occupation, malgré la progression de la capacité d’hébergement. Le Ministre du Tourisme, M. Khalil Ladjimi, a annoncé le déblocage d’un budget de promotion important, destiné à redresser la situation des marchés en décroissance.
Ainsi la Tunisie s’ouvre à une nouvelle ère. Elle est en passe de gagner son pari industriel et son économie à forte croissance est porteuse d’espérance.
L’activité Casino peut contribuer à l’attractivité de la Tunisie et mérite mieux que ce qui a été fait durant cette décennie. Une large table ronde pourrait s’ouvrir paritairement, en vue de rédiger un ultime cahier des charges transparent, susceptible d’attirer un investisseur crédible.
"Il n’est plus temps de tisser la natte avant de construire la mosquée", il est temps de commencer par le commencement.
Source : Patrick Chos pour pariscotedazur.fr
Télévision : Pokertube dédie sa première chaîne de poker à PokerNews
Depuis son lancement février 2007, PokerTube est devenu l'une des plus populaires communautés de vidéos de poker, en offrant des vidéos de poker, des vidéos de blogs, et des « card tricks ».
« Dans un très court lapse de temps, PokerTube est devenu la destination numéro une des fans de poker qui permet de visionner ainsi les meilleurs vidéos dédiées au poker. Avoir nos vidéos sur PokerTube a eu un fort impact sur le chiffre de fréquentation. Nous sommes fiers de lancer la première chaîne sur PokerTube, et nous ferons tout pour fournir les meilleurs vidéos aux visiteurs de PokerTube » a noté John Caldwell, rédacteur en chef de PokerNews.com.
Le manager de PokerTube.com, Stefan Wittmoss, est tout autant satisfait de ce partenariat : « Nous faisons un pas en avant pour faire de PokerTube le plus grand fournisseur de vidéos de poker sur la toile et nous sommes très heureux d'accueillir PokerNews en tant que partenaire ».
PokerTube.com est connu comme étant un site très agréable qui fournit une longue liste de vidéos de poker dont les World Series of Poker depuis 1970.
La fin du monopole de la Française des Jeux et du PMU est proche
Didier Dewin, ancien vice président belge d’Unibet, mis en examen pour loterie illicite depuis mai 2003, a demandé l’annulation des poursuites auprès de la cour d’appel de Versailles. L’avocate générale a plaidé en sa faveur en reconnaissant "un problème de compatibilité entre cette base légale des poursuites et le droit communautaire".
Le jugement qui doit être rendu dans une quinzaine de jours a de fortes chances de donner tort à la FDJ et au PMU et de créer ainsi une brèche dans la législation française. La France s’est déjà faite épinglée par Bruxelles et fait l’objet d’une procédure d’infraction devant la Cour de Justice Européenne. Cette procédure pourrait se trouver accélérée suite au déroulement de cette affaire.
Une commission gouvernementale visant à réfléchir à une ouverture progressive du marché a d’ailleurs été créée dernièrement. La FDJ et le PMU voient donc le monopole dont ils bénéficient se fragiliser sérieusement.
Source : Sportytrader.com
jeudi 20 décembre 2007
Pour les casinos Français, le bilan de l'année est morose.
Les casinos français ont clôturé leur année comptable par une hausse mesurée de leurs revenus de 2,84%, grâce à leur immense parc de machines à sous: 20 684 en tout! Mais tous ne peuvent pas en dire autant. C'est particulièrement vrai pour la France voisine.
Annemasse, le grand perdant
Divonne, qui fut pendant plus de vingt ans le numéro un de l'Hexagone, poursuit sa chute. Il n'est plus aujourd'hui que le douzième casino de France. Consolation pour -Divonne: la baisse semble enrayée. Elle est passée de -11,6% du produit brut des jeux (PBJ) en 2005 à -0,09% en 2007. Deuxième casino de la région, Annemasse est le grand perdant de l'année et régresse du quatorzième au seizième rang. Evian reste vingtième, mais son PBJ continue de baisser: -2,84% en 2007 (-5,26% en 2006).
Seul Saint-Julien poursuit sa marche en avant constante -depuis son ouverture (septembre 2002). Certes, on est loin du bond de 2006 (+16,95%). Mais la hausse du PBJ de 4,66% de cette année réjouit son directeur Patrick Péquiot: «Nous avons tous subi les effets de la nouvelle réglementation qui a introduit le contrôle d'identité à l'entrée. Ajoutez à cela la hausse de l'euro par rapport au franc nous enregistrons une baisse de 20% de devises suisses dans nos caisses! et la très forte concurrence en zone frontalière sept casinos à 50 minutes de voiture du centre de Genève! et vous comprendrez que le fait de progresser est une satisfaction.»
De quoi réjouir également les nouveaux propriétaires du -Casino de Saint-Julien, les anciennes stars du rugby Bernard Laporte et Denis Charvet qui ont racheté l'établissement au groupe Partouche pour 17,5 millions d'euros, en mars dernier. Depuis, Laporte est -devenu secrétaire d'Etat aux Sports et a dû céder la présidence du conseil d'administration à son compère Charvet, tout en restant actionnaire. «Cela nous a fait un peu de publicité sur le moment; mais ce qui fait la différence pour attirer et conserver la clientèle, c'est l'accueil, l'atmosphère chaleureuse de l'établissement, le cadre, la qualité de la restauration et de l'animation», souligne Patrick Péquiot.
Fumée interdite: nouveau défi
Après le contrôle d'identité introduit cette année, qui gêne certains clients qui tiennent à l'anonymat et interdit tout accès à un casino de leur pays aux quelque 35 000 interdits de jeu fichés dans l'Hexagone, les établissements de jeu français vont devoir faire face à un nouveau défi dès le 1er janvier prochain: l'interdiction de fumer. «Nous avons tous revu nos budgets à la baisse, souligne Patrick -Péquiot. On peut estimer à 60% le nombre de joueurs qui fument, et même davantage pour les amateurs du Texas Hold'em Poker, grande attraction de l'heure. Nous devrons déployer de nouvelles offres attractives pour notre clientèle si nous ne voulons pas la perdre au profit de Meyrin...»
Le Casino du Lac joue la proximité
Avec ses 1000 visites par jour en week-end, le Casino du Lac à Meyrin est en pleine santé. Et pour Yassine Ben Abdessalem, directeur général, la raison en est simple: «Les joueurs ont ce qu’il faut à domicile, pourquoi iraient-ils dépenser en France!» Avec
ses 150 machines à sous et sa quinzaine de tables, son établissement n’a rien à envier aux maisons de jeu frontalières.
La fréquentation est telle qu’il termine l’année avec un produit brut des jeux en augmentation de 21% par rapport à l’année dernière. «Notre clientèle, qui est quasiment la même que celle des casinos en France voisine, vient principalement du canton de Vaud et de Genève, explique le directeur. Avec le taux de change actuel, ils ont tout intérêt à venir en Suisse.»
Croissance à prévoir
Depuis l’entrée en vigueur en 2000 de la Loi sur les maisons de jeu, qui interdit tout jeu de hasard en dehors des casinos, la clientèle, captée jusqu’alors par la France, a vu son offre s’élargir. Pas moins de 19 concessions ont été attribuées sur le territoire suisse.
Et le Casino du Lac se porte si bien que son directeur espère le voir s’agrandir: «Nous travaillons actuellement sous un statut qui nous limite à 150 machines à sous. Avec une licence A, on vise bien plus!»
Confiant dans l’avenir, Yassine Ben Abdessalem est certain que la demande existe.
Un futur qu’il voit sans risque puisque, selon ses prévisions, «les casinos frontaliers ont, à terme, vocation à disparaître».
Anne-Elisabeth Celton pour la Tribune de Genève